Aller au contenu
komparix.
Énergie

Prix du kWh de gaz en 2026 : prix repère CRE, classes et zones tarifaires

Depuis la fin du tarif réglementé, le prix repère publié chaque mois par la CRE sert de boussole. Autour de 10 à 11 centimes le kWh pour le chauffage, mais avec des écarts selon votre classe de consommation, votre commune et votre offre.

7 min de lecture Mis à jour le Par l'équipe éditoriale Komparix
Personne réglant un thermostat connecté dans un salon chaleureux au crépuscule

Le gaz naturel n'a plus de tarif réglementé depuis le 1er juillet 2023. Pour que les ménages gardent un repère, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) publie chaque mois un prix repère de vente, que la plupart des fournisseurs utilisent comme référence. Comprendre ce prix, sa structure et les paramètres qui le font varier d'un foyer à l'autre est indispensable pour comparer les offres de gaz sans se tromper.

Quel est le prix du kWh de gaz en 2026 ?

À titre indicatif, le prix repère de la CRE se situe en 2026 autour de 0,10 à 0,11 € TTC par kWh pour un usage chauffage (classe B1), et autour de 0,13 à 0,14 € TTC par kWh pour la cuisson ou l'eau chaude seules (classes base et B0), avec des abonnements annuels respectifs d'environ 280 € et 115 €. Ces valeurs varient chaque mois avec les marchés de gros et chaque été avec la révision des tarifs de réseau ; vérifiez le prix du mois en cours sur le site de la CRE ou sur votre dernière facture.

ClasseUsageConsommation annuelleAbonnement TTC indicatifPrix du kWh TTC indicatif
BaseCuisson seuleMoins de 1 000 kWh≈ 115 € / an≈ 0,135 €
B0Cuisson et eau chaude1 000 à 6 000 kWh≈ 115 € / an≈ 0,135 €
B1Chauffage (et éventuellement eau chaude, cuisson)6 000 à 30 000 kWh≈ 280 € / an≈ 0,105 €
B2iGrands logements, petites copropriétés30 000 à 300 000 kWh≈ 280 € / an≈ 0,105 €

Prix repère de la CRE : définition

Le prix repère est un prix de référence indicatif, calculé par la CRE selon la méthode qui servait au tarif réglementé : coût d'approvisionnement sur les marchés de gros (indices PEG), coûts de transport, de stockage et de distribution, coûts commerciaux et marge normale. Il n'est pas un tarif que vous pouvez souscrire : aucun fournisseur n'est tenu de l'appliquer. Il permet de situer une offre : un prix du kWh inférieur au repère est compétitif, un prix supérieur mérite une justification (prix fixe, biogaz, services). La CRE publie une version mensuelle et une moyenne annuelle lissée, utile pour les offres à prix fixe.

Classes de consommation : base, B0, B1, quelle différence ?

  • Base : moins de 1 000 kWh par an, gaz utilisé uniquement pour la cuisson. Abonnement bas, kWh cher.
  • B0 : de 1 000 à 6 000 kWh par an, cuisson et eau chaude. Même abonnement que la base, même prix du kWh.
  • B1 : de 6 000 à 30 000 kWh par an, chauffage au gaz. Abonnement nettement plus élevé, kWh sensiblement moins cher : c'est la classe de la majorité des maisons et appartements chauffés au gaz.
  • B2i : au-delà de 30 000 kWh, pour les très grands logements et les petites chaufferies collectives.

La classe est déterminée automatiquement par le fournisseur à partir de votre consommation annuelle de référence. Autour de 6 000 kWh, les deux grilles se croisent : un foyer à 5 500 kWh paie à peu près la même chose dans l'une ou l'autre. En dessous, l'abonnement B1 ne se justifie pas ; au-dessus, la classe B0 devient rapidement pénalisante.

Zones tarifaires gaz : pourquoi le prix varie selon la commune

Pour la classe B1, le prix du kWh dépend aussi d'une zone tarifaire, numérotée de 1 à 6, qui reflète le coût d'acheminement du gaz jusqu'à votre commune : plus la commune est éloignée des grandes artères du réseau de transport, plus la zone est élevée. L'écart entre la zone 1 et la zone 6 est de l'ordre d'un centime par kWh, soit environ 150 € par an pour un chauffage de 15 000 kWh. Les classes base et B0 ne sont pas concernées par les zones. Votre zone figure sur votre facture ; vous ne pouvez pas la changer, mais elle doit être prise en compte lors de toute comparaison, car les grilles des fournisseurs la reproduisent.

De quoi se compose le prix du kWh de gaz ?

  • La fourniture (environ 35 à 45 % selon les périodes) : le coût de la molécule achetée sur les marchés et la marge du fournisseur. C'est la seule part sur laquelle les fournisseurs se font concurrence.
  • L'acheminement (environ 30 à 35 %) : tarifs de transport (ATRT) et de distribution (ATRD) reversés aux gestionnaires de réseau, dont GRDF, plus le stockage. Identiques quel que soit le fournisseur, révisés chaque 1er juillet.
  • Les taxes et contributions (environ 20 à 30 %) : accise sur le gaz naturel, d'environ 1,7 centime par kWh, et TVA à 5,5 % sur l'abonnement et 20 % sur la consommation et l'accise.

Comment convertir ses m³ de gaz en kWh ?

Le compteur mesure un volume en mètres cubes, mais la facture est établie en kWh. Le passage de l'un à l'autre utilise un coefficient de conversion, généralement compris entre 10 et 11,3 kWh par m³, qui dépend de l'altitude de la commune, de la pression de livraison et du pouvoir calorifique du gaz distribué, variable selon sa provenance. Le coefficient appliqué figure sur chaque facture. Un relevé de 1 200 m³ correspond ainsi à environ 12 500 à 13 500 kWh selon la zone.

Pourquoi le prix du gaz évolue-t-il ?

Le gaz consommé en France est presque entièrement importé : son prix suit les marchés européens, très sensibles à la géopolitique, au niveau des stockages et à la demande asiatique de gaz naturel liquéfié. Après le pic de 2022 et le bouclier tarifaire, les prix de gros ont fortement reflué en 2023-2024, puis les tarifs de distribution ont augmenté en juillet 2024 pour financer l'entretien d'un réseau dont le nombre de clients diminue. Le résultat est un prix TTC qui oscille désormais autour d'un plateau, avec des variations mensuelles de quelques pour cent et une tendance de fond à la hausse de la part « réseau » et « taxes ». D'où l'intérêt des offres à prix fixe quand le prix repère est bas.

Comment payer son gaz moins cher ?

  1. Vérifiez votre classe de consommation et votre zone sur la facture, puis comparez les offres sur votre consommation annuelle réelle, abonnement compris.
  2. Choisissez entre prix fixe (sécurité pour 1 à 3 ans) et prix indexé sur le prix repère (suit les baisses), selon votre tolérance au risque.
  3. Méfiez-vous des remises sur le kWh HT compensées par un abonnement plus élevé : seul le total annuel compte.
  4. Faites entretenir la chaudière chaque année (obligatoire) et baissez la consigne d'un degré : environ 7 % de consommation en moins.
  5. Si vous êtes éligible, utilisez le chèque énergie, valable chez tous les fournisseurs de gaz.
Comparez le gaz en été, quand les prix de gros sont souvent plus bas et que vous avez le temps de bien lire les conditions, plutôt qu'en octobre dans l'urgence de la première facture de chauffage. Le changement de fournisseur est gratuit, sans coupure et prend effet sous quelques jours.

Questions fréquentes

Non, il a disparu le 1er juillet 2023 pour tous les particuliers. Les anciens clients ont été basculés automatiquement sur une offre de marché. Le prix repère de la CRE est une référence indicative, pas un tarif souscriptible.

Passer à l'action

Comparez gratuitement et recevez des offres adaptées à votre situation.

Comparer les fournisseurs